Cette question traitée en juin sur le ton du sujet d’examen, en a taraudé plus d’un.
Un exemple : Kaspar Hauser, un allemand ayant vécu prisonnier jusqu’à l’âge de 17 ans, dont l’histoire fut mise à l’écran notamment par Werner Herzog en 1975. Je n’ai fait que voir ce film et j’ai beaucoup aimé l’idée de fond (du moins, celle que j’ai comprise) : un homme qui n’a eu aucun contact avec la société n’est pas mauvais : c’est la société, par ses travers – inévitables? – qui le corromp.
Mais une autre idée me semble plus intéressante. Rien ne se fait sans la société : ni le bien, ni le mal. Et l’idée de Dieu ne vient pas d’un seul homme, mais des hommes ensemble. Et le film est aussi, à mon avis l’illustration de cette conviction qu’il est plus difficile de faire bien quelque chose ensemble que de se faire du mal ou de se battre.
A méditer.