Récemment, Arte diffusait un très bon reportage sur la question suivante : l’homosexualité, inné ou acquis? On apprenait avec horreur que la réponse à cette question, quelle qu’elle ait été à travers le temps, avait entraîné les pires horreurs, depuis les camps nazis jusqu’à la lobotomie ou l’exorcisme.
Dommage que la majorité ne se pose presque jamais la question de savoir pourquoi elle est majoritaire : la nature nous a faite ainsi, nous sommes hétérosexuels. Bien, mais qu’est-ce qui fait qu’on n’est pas “homo”? Comme j’aimerais que de nombreux hommes se posent la question et redonnent à certaines de leurs “valeurs” de masculinité la place qui leur revient.
Trop d’hommes croient forger leur virilité et leur masculinité autour de passions : sport, voitures, montres, chaussures, domination, puissance. Trop peu s’aperçoivent à quel point faire de ces passions les bases de leur identité les fragilise. S’ils s’étaient demandé une seule fois qu’est-ce qui fait d’eux un hétérosexuel, ils n’accorderaient pas autant d’importance à ces signes extérieurs et ne craindraient pas de les abandonner. Ils cesseraient peut-être de craindre violemment ces autres hommes (et femmes).