Que devient Moscou? Certes, ce choix de photos n’est pas des plus représentatifs, mais ce jeu des 7 différences entre 1992 et 2008 ne se veut pas une démonstration scientifique!
Place Pouchkine, côté rue Tverskaya. Ici, peu de changement sauf un pendule qui disparaît, un disque rond qui apparaît et une publicité pour une boisson américaine qui disparaît!
Direction Detsky Mir (magasin pour enfants) et au fond, le bâtiment du KGB (aujourd’hui le FSB), qui a fait trembler si longtemps. Vu d’ici, quasiment rien n’a bougé. On remarquera, outre le Suchi-bar (il y en a des centaines aujourd’hui), le style vestimentaire et le nombre et le type de voitures, bien différents il y a 16 ans.

Non loin de là, le musée d’Histoire de la Russie (l’édifice rouge au centre ci-dessous), qui appelle les mêmes commentaires sur les voitures, qui n’ont d’ailleurs plus accès à la partie devant le musée. C’est maintenant piétonnier et abrite un immense centre commercial luxueux sur trois niveaux en souterrain . Le bâtiment qui pointe à gauche est l’hôtel Moscou qui, entre les deux photos, a été complètement détruit et reconstruit à l’identique (!). La reconstruction n’est d’ailleurs pas terminée, d’où les échaudages masqués. A gauche du musée, on n’aperçoit plus, au fond de la place Rouge, l’église Saint-Basile et ses bulbes caractéristiques, mais des Portes qui ont été reconstruites, et qui n’y étaient plus depuis des décennies. Même sans les Portes, on ne verrait pas non plus aujourd’hui, comme sur la photo ancienne, poindre tout au fond derrière l’église St-Basile, l’hotel Rossia, qui est en cours de démolition (définitive, celle-là!). Mais devant le musée, la statue du maréchal Joukov (héros de la Seconde Guerre Mondiale) est apparue.


Et voici un changement on ne peut plus étrange. Cette porte, située non loin de la place Rouge, était rouge, elle est devenue jaune, soit. L’entrée de gauche, qui était près du porche, est maintenant sous la troisième arcade en partant de la gauche. Pourquoi pas. Mais voilà qu’elle est maintenant flanquée d’une fausse ruine de muraille qui fait pendant à la vraie qui se trouvait déjà à droite il y a 16 ans! Et ainsi, la modernité crée (ou invente?) l’histoire…


Pas d’épilogue ni de morale, juste une petite démonstration pour dire qu’une ville qui vit change, des choses apparaissent et disparaissent, des vérités historiques se créent ou se recréent. Faut-il s’en lamenter?
Souvenons-nous qu’à Paris il y a un peu plus de cent cinquante ans, il n’y avait pas de bâtiments haussmaniens, pas de Tour Eiffel, Chaillot et Montmartre étaient des villages de campagne…


