Que faire à 300 kilomètres de Paris en 3 jours en hiver? Ce n’est pas un temps pour les ballades dans la nature, il vaut mieux rester en ville pour pouvoir se réchauffer dans un café en cas d’hypothermie! Qu’on ne se mépenne pas sur le titre de ce post. Non, je ne suis pas allé à Bergues (haut lieu Ch’ti depuis le film de D.Boon).
C’est parti donc pour un petit périple qui va me conduire à Arras, Béthune, Lille, Courtrai, Gand (Gent), Bruxelles, Mons et Cambrai.
Arras a plus d’une place, mais la Grand Place avec son beffroi est tout simplement magnifique! Et aucune des villes que j’ai visité ensuite n’a réussi à en effacer le souvenir. Arras a aussi une église imposante à laquelle est adossé un musée des Beaux-Arts qui a l’air très grand. Un petit crème avant de continuer la route et là, problème, que je rencontrerai tout au long de mon trajet : il n ‘y a pas un café qui comprenne “un crème” de la même façon. C’est tantôt un expresso avec un petit pichet de lait (et je le verse où le lait?), tantôt un café liégois, bref, au prochain voyage, je fais un dessin avant de commander!
Béthune est intéressante aussi, avec sa tour un peut moyen-âgeuse plantée au milieu de la place. Direction Lille, aïe, me voilà parti pour hazebrouck! Petite route pour rejoindre le bon chemin, route que j’appellerai “route des miracles” parce qu’il en faut des miracles, pour ne rencontrer les camions que là où on peut tenir à deux!
Lille la nuit est parsemée d’étudiants qui vont ou reviennent d’une fête, de fumeurs aux portes des cafés, et les murs extérieurs du beau théâtre Sébastopol font office de pissotière improvisée…Etrange toute de même, cette ville dont le beffroi se trouve loin de la Grand Place. Dans la nuit, au loin, on peut voir la lumière du beffroi tout en haut, qui luit tel un phare dans le brouillard.
Une pause culturelle au musée des Beaux-arts qui recèle quelques perles flamandes et italiennes et une galerie de céramique époustouflante. Puis la piscine – pas pour nager! sportif, moi? – la Piscine à Roubaix, date des années 30 et a été transformée en musée. Elle est très belle, mais l’expo de tissus est bien décevante. Visitez plutôt le MIAT à Gand. Départ, donc, pour Gent, et entrée sur les routes où tout est écrit en Flamand et les panneaux ne sont pas les mêmes. Un peu dépaysant.
Depuis Lille, tout n’est plus très loin : Gand, Brugges, Bruxelles, même Anvers. Mais en trois jours, on ne peut tout faire. C’est donc parti pour Gand (je me répète un peu, non?)! Un détour par Courtrai,

dont le béguinage est très joli à voir.
Gand le soir est d’une splendeur qu’aucune photo ne saurait révéler!
C’est vraiment la ville-reine! Du Graslei au Vriijdagmarkt, du plaisir pur! Et le
lendemain, une autre belle surprise : l’exposition de tapisseries flamandes du 16e siècles commandées par les grands de l’époque. Trente-cinq tapisseries souvent de dimensions colossales, très bien éclairées et
absolument magnifiques! Evitez le DVD, le catalogue est un peu mieux. Qu’il est difficile de rendre cette splendeur!
Direction Bruxelles avec un objectif très précis : prendre une bière sur la grand place. Mission réussie! Ce n’était pas difficile. Petit pélerinage aux Sablons chez Pierre Marcolini qui ne fait plus de patisseries : grosse déception! Après ce petit tour rapide dans la coeur historique, comme j’ai l’intention d’être à la maison ce soir, je reprends la route.
Un détour par Mons, dont le beffroi trône en haut d’une colline, puis par Cambrai, dont les tours des églises rivalisent d’importance. Une très jolie ville aussi située sur une colline. Retour dans ma “chère” banlieue, qui a l’air bien morne après toutes ces splendeurs…


