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Archive for the ‘Humeur’ Category

Comme tout le monde, je n’aime pas laisser mes données personnelles sur internet : ni mon nom, sauf si c’est professionnel, ni mon prénom, et encore moins mon adresse postale, sans parler de mon adresse de courriel!

Mais comme beaucoup, j’achète des choses sur internet : livres, cadeaux de Noël, musique. Mais je ne veux pas que mon adresse postale soit vendue à d’autres, ni non plus recevoir plein de pubs sur mon adresse de courriel.

Ma stratégie est la suivante : pour le courriel, c’est simple, j’ai créé un adresse spécifique que j’utilise exclusivement pour mes achats, un truc du style « mesachats@live.fr » ou « mesachats@voila.fr ».

Pour l’adresse postale, c’est très simple, je fais varier mon prénom. En effet, le facteur n’a besoin que de mon nom et de mon adresse, le prénom, ça lui est égal, si c’est Aglaé ou Sidonie! Donc, mettons que je m’appelle Barack OBAMA, si j’achète quelque chose chez Amazon, je m’appelle Barakamazon OBAMA, si c’est chez Virgin, je m’appellerai Barackvirgin OBAMA.

De cette façon, si mon vendeur revend mes coordonnées postales, je le saurai, puisque ce sera marqué dans l’adresse!

Je dois reconnaître que ça ne m’est arrivé qu’une fois, ce qui signifie que lorsqu’on coche « ne pas communiquer mes coordonnées à des tiers », ça marche la plupart du temps. SAUF, avec 123famille ! Cette entreprise appartient, je l’ai appris à mes dépends, à la nébuleuse des catholiques intégristes et se soucie peu de ce qu’on peut cocher ou non. Elle communique vos coordonnées à toute cette nébuleuse. Cela m’a valu de recevoir des pétitions ultra-conservatrices sur l’école, et aussi de la pub pour un abonnement à Vie Chrétienne.

Et je dois dire que cette stratégie a ses limites : j’ai bien contacté 123famille pour leur dire ma façon de penser et surtout, leur demander d’effacer mes données, mais c’était sans doute trop tard : mes coordonnées circulent entre ces gens « bien pensants » et je reçois de temps en temps de leurs nouvelles. Il faudrait que je les contacte un à un pour faire effacer mes traces, mais j’avoue ne pas en avoir le courage. Alors ça finit à la poubelle, avec le reste de la publicité.

ps : je ne m’appelle pas Barack Obama, mais j’ai bien acheté quelque chose chez 123famille, qui a d’ailleurs un très mauvais service après-vente en plus de cacher ses orientations politiques.

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Chroniques moscovites

Un petit ajout à ce blog, avec des chroniques écrites vers la fin de mon séjour en Russie, où j’ai passé près de 8 ans.  Extrait.

« Cela faisait longtemps que je ne prenais plus les transports en commun et j’avais preque oublié l’existence de ces grand-mères à l’air fragile. Grave erreur! Car ces babouchkis n’ont plus rien de respectable, quand il s’agit d’entrer dans le bus ou le wagon de métro la première: un bon coup de coude par-ci, une bonne poussée avec le ventre vers l’avant, histoire de réguler le trafic des passagers, elle pratique le passage en force avec maestria et révèle une puissance musculaire hors du commun. J’avais aussi oublié qu’aux heures de pointes, il ne faut pas se trouver sur son chemin » (lire les chroniques)

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Lecture (9)

Le maitre de maison

«  Si le monde continue de tourner et de tourner jusqu’à se retourner comme une omelette, moi, je vais commander un maître de maison. Un homme qui me lave la salle de bain par amour. Un homme qui soit capable de diriger sa vie, son talent et ses compétences à travers le repassage de mes petites culottes et les mouvements de l’aspirateur. Que cela lui suffise. Qu’il sente avoir réalisé sa vie en regardant bouillir des pommes de terres ou un simple choufleur. Un maître de maison qui s’occupe de toutes les affaires de la maison pour que rien ne vienne me perturber et que je puisse m’épanouir, me développer professionnellement et concentrer toute mon énergie à m’occuper de moi-même. Un maître de maison qui ,en plus, me procure la chaleur d’une vie de famille inestimable. Je dis inestimable parce que ne pense pas estimer la valeur vénale de son travail. Voyons, c’est comme ça depuis la nuit des temps, c’est une tradition, ce n’est pas moi qui irait mêler l’argent à une affaire d’échange aussi intime, exclusivement basé sur les sentiments. Parce que mon homme préparera le petit-déjeuner pendant ma douche, veillera à ce que je ne sois jamais à court de déodorant, il repassera mes chemises, il disputera les gosses, lavera le plancher et fera des plats à mon goût parce qu’il est le maître de mon coeur. Et pour rien au monde je n’offenserai sa sensibilité en le payant d’une quelconque forme matérielle, mon Dieu non, comme s’il s’agissait d’un employé de maison, d’un serveur, d’une nounou ou d’une femme de ménage. Nous, ce n’est pas du tout pareil, nous dormons dans le même lit. Donc, je ne lui parlerai pas de la façon dont il emploie son temps libre, ni de travail rémunéré, ni de rien de ce type; il n’y aura aucun arrangement contractuel entre nous, le ciel m’est témoin; et ce, parce qu’entre autres, toutes ses attentions n’auront pas d’horaire fixe, l’amour véritable, comme les tâches ménagères, dure 24 heures, et seulement 24 parce que le jour n’en contient pas plus. Cela n’a pas de prix. Si je lui donnais de l’argent, ce serait comme si je lui donnais la clé indécente de sa liberté. Et mon maître, pourrait penser que je ne l’aime pas assez, et une larme coulerait sur sa barbe. Notre amour sera comme de la super glue, nous deux, cela, nous le saurons bien. Surtout lui, qui ne saura pas quoi faire de sa vie sans moi.

C’est que les grandes responsabilités seront de mon côté. Il vaudra mieux que ce soit moi qui m’occupe du vrai travail, celui qu’on fait en dehors de la maison et qui rapporte nos moyens de subsistance. Et dans l’improbable éventualité que son intellect désentraîné se rende compte de cette différence entre nous, pour ne pas blesser son estime de soi et ne pas compliquer notre vie et notre lit, je lui ferai croire qu’au fond, pour beaucoup de choses, c’est lui le maître. Je lui dirai que c’est le maître de notre maison, sur laquelle son nom à lui est inscrit, parce que les paroles aident à vernir la réalité. Je le laisserai prendre ses propres décisions pour la température de lavage du linge, pour choisir librement entre le melon et le pêches, au marché; il faut qu’il soit le seul à savoir comment faire frire un oeuf, fermer le sac poubelle ou plier un pantalon. Qu’il s’érige tout haut en maître pour ce qui est de faire revenir les tomates et qu’il crie comme un fou sur les enfants s’ils rentrent avec de la boue plein les chaussures. Et si un soir je rentre très tard, avec un coup en trop dans le nez, et qu’il se met à me parler sans arrêt en tournant autour de moi comme un dément, Dieu me garde, mais peut-être que ma main s’oubliera et lui donnera une paire de gifles. Il me regardera alors tout penaud. Mais il sèchera avec son tablier la larme qui aura coulé depuis sa barbe et il saura me pardonner. Parce qu’il comprendra que je rentre du travail éreintée pour subvenir à ses besoins alors qu’il a passé l’après-midi à repasser le linge ou à regarder la télévision en se délassant avec l’aspirateur. Et notre douce routine de notre amour infini reprendra de plus belle, et mon maître de maison repassera à nouveau mes petites culottes pendant que je compose une symphonie, que j’écris des livres, que je plante un arbre ou même, que j’invente l’électricité. »

Chronique « Le ronron » par Clara Sanchis Mira

El Runrún, La Vanguardia, 20 mars 2009, p.19.

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Mama mia!

Trop c’est trop : trop d’années à regarder des séries américaines et des navets de plus en plus niais. C’est fini! Maintenant, c’est sans moi, la coupe est pleine. Assez de voir  des acteurs au visage continuellement déformé par des mimiques excessives, d’entendre ces cris hystériques de copines de faculté, de s’attendrir devant ces sourires compatissants. Assez de me voir imposer, film après film, série après série, un quotidien et des références qui me sont étrangères. Soupé de ces musiques plaquées sur des images dégoulinantes de bons sentiments. Et tout ce bruit, pour quoi? Une impressionnante vacuité, un défilé de mannequins au goût insipide de papier glacé. Quelle a été la goutte de trop? Quels sont les exemples de ce « too much »? Tant pis pour eux, les deux derniers films visionnés vont payer pour leurs semblables. M.&Mrs Smith. Un Brad Pitt et une Angelina Jolie affichant un flegme anglo-saxon qui leur va à merveille se battent et se débattent dans un scénario sans imagination et sans saveur, aux péripéties poussives et sans humour (plus exactement, avec un humour décalé usé jusqu’à la corde depuis les années 50), dans une débauche devenue banale de technologie et d’effets spéciaux. Ce flegme leur permet de ne pas jouer et on se demande s’ils ont jamais été acteurs, et d’ailleurs, si l’on pense aux rôles de M.Pitt, à part trainer son image de bogosse d’un film à l’autre, qu’a-t-il fait? Qui penserait à le comparer à un Clarck Gable ou à un James Steward? Sans doute accordera-t-on à Mme Jolie le talent d’utiliser son succès et sa descendance en aidant les grands de ce monde  à s’acheter une conscience. L’autre film, une mise à l’écran d’une comédie musicale basée sur les chansons du groupe ABBA, est un condensé d’américanisme affligeant. Point de flegme, les mimiques et les cris hystériques sont au rendez-vous, et sur deux générations, youpee! Mimiques d’ailleurs impossibles pour une Meryl Streep, actrice exceptionnelle à ses débuts  (Sophie’s Choice), qui, telle une poupée de cire au visage ultra-lifté, gigotte désespérement pour montrer que derrière le masque, l’actrice est toujours là. Compterait-elle parmi les victimes de ce chirurgien esthétique fantasque en cavale en Espagne dont on a entendu parler dernièrement? Au lieu d’espérer me divertir, je me retrouve au bout d’une heure trente avec l’impression qu’on m’a pris pour un abruti sans même un morceau de cerveau disponible. Tout ça sans même parler des leçons de morale et de philosophie à deux balles. Donc, c’est terminé : je ne regarderai plus de navet américain, plus de comédie débiles, j’ai eu ma dose et même mon overdose. Qu’on ne vienne pas me dire que je suis un anti-américain primaire, j’aime beaucoup et je respecte la culture américaine, la vraie, pas ça.

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Elevation

Parfois, la vie est tellement prosaïque, par exemple, après un rendez-vous chez le banquier, la préfecture ou une autre institution très joyeuse, qu'il faut une certaine énergie pour sortir de ce quotidien souvent sordide, parfois dégradant.

Pas de recette miracle, mais penser à de bons livres, de bonnes émissions radio qu'on a lu ou entendu, à quelques vrais amis (en profiter pour les appeler et leur dire qu'on les aime), les membres de la famille qu'on aime (même recommendation), tout cela permet de se souvenir qu'il existe des êtres humains dignes de ce nom.

Le reste? Déchets de l'humanité aveuglés par le travail qui leur enlève toute trace de dignité, de décence et aliène leur personnalité. Ces individus méritent-ils vraiment beaucoup d'attention? Plaignons-les et vivons notre plénitude d'êtres humains et dignes sans eux.

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Fiction

Ayant appris que la France comptait 5 millions d'exclus bancaires et 15 millions d'exclus du prêt immobilier, la Grameen bank a décidé d'ouvrir une filliale dans le pays des droits de l'homme. Cette banque du bengladesh a déjà sorti de l'ornière de nombreux paysans surrendettés dans son pays et a diffusé son modèle économique, qui veut que 90% de son capital appartienne aux emprunteurs, à d'autres pays comme l'Inde.

Elle s'adressera non seulement aux français déshérités, mais aussi aux étudiants étrangers invités, grâce aux nouvelles lois sur l'immigration, à passer leur master et doctorat en France. Ce public pourrait bien devenir une cible à long terme, puisqu'ils seront certainement amenés à occuper les postes de chercheurs que les français et les européens boudent à cause du salaire et des difficultés administratives.

La France représentera ainsi une véritable plateforme de formation pour les pays émergents, en échange de quoi, notre langue et sa culture s'ancreront mieux sur les rives extrême orientales.

De plus la Grameen représente une occasion formidable de cohésion nationale : à l'heure où la rupture entre "le peuple" (pour reprendre les expressions du ministre de l'intérieur) et le pouvoir, les jeunes des banlieues et la classe moyenne, etc., une banque qui responsabilise les emprunteurs les plus pauvres peut créer de la cohésion.

Evidemment, cette situation nouvelle, où un pays du G8 se trouve soudain aidé par l'un des pays les plus pauvres (on se souvient que la Bolivie avait déjà fait une proposition d'aide aux pauvres Etats-Uniens, heureusement sans suite), risque de faire perdre à la France, plus que sa place au G8, son prestige et son aura. On peut donc s'attendre à ce que les banques classiques, solidement appuyées par les politiques, habitués à l'idée du rayonnement et du prestige de la France depuis Louis XIV, fassent tout pour gêner la Grameen. Certaines sources font même état de connexions avec le lobby pharmaceutique, dont on connaît les pratiques radicales pour éliminer les opposants ou protestataires.

En tout état de cause, le marché de la pauvreté semble bel et bien mûr : l'augmentation de la "précarité, qui est le fruit d'une fléxibilité en rupture avec les traditions françaises ne peut qu'alimenter le nombre des exclus et des pauvres.

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humeur et intolerance

Ces dernières années, quelques sujets ont animé les conversations : Outreau, l'immigration de MM.Sarkozy et Le Pen, l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.

Les gens sont souvent plus intolérants dans leurs paroles que dans leur vie. Lorsque des élus ou des représentants d'une autorité morale se montrent intolérants, voire ignorants dans leurs propos, c'est plus grave, car leur parole est perçue comme une ligne de conduite à suivre.

Que penser, alors des déclarations recensées à l'encontre des homosexuels? Comment qualifier celles et ceux qui les assimilent à des pédophiles? Comment un parent homosexuel peut-il vivre serein quand il entend dire que les gens comme lui (ou elle) ne devraient pas exister? Est-ce qu'une famille monoparentale n'est pas une famille? Et une famille hétérosexuelle où sévissent l'inceste ou la violence, c'est plus louable?

Que dire de ceux qui stigmatisent les immigrés en surfant sur l'idée inexacte qu'ils profitent des avantages de la France sans lui rendre le respect qu'ils lui doivent? Pourquoi ne pas dire assez qu'un étranger en France n'a pas les même chances de s'intégrer qu'un français, même s'il vient d'une culture européenne (voir aussi ici)?

Comment comprendre qu'un Lycée se nomme montherlant, alors que tout académicien qu'il était, il "fréquentait" les sorties d'écoles? En termes clairs, il était pédophile. Mais condamner la pédophilie ne suffit pas : il faut en parler, donner des informations qui permettent de s'en prémunir.

Heureusement, les gens sont souvent plus informés et plus raisonnables que ne semblent le penser les élus et les représentants d'une autorité morale et ils savent que souvent, leurs déclarations ont des fins tactiques d'image, ce qui les vide un peu de leur substance.

Cependant, si ces personnes évitaient les lieux communs et les fausses assertions, elles gagneraient en crédibilité, et surtout en dignité.

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